Mise à jour des mesures corona : Résolution visant à promouvoir des soins de santé mentale facilement accessibles durant (et après) la crise du coronavirus

Le 25 juin 2020, la proposition de résolution sur les soins de santé mentale facilement accessibles durant (et après) la crise du coronavirus a été adoptée au Parlement fédéral.

Dans cette proposition de résolution, le gouvernement fédéral est invité, entre autres, à

  • Viser une plus grande égalité de traitement entre les soins de santé mentale et les soins de santé somatique (c'est-à-dire le soin des affections physiques) ;
  • Définir une stratégie de croissance en vue d’investir, d’ici 2030, une part plus importante du budget fédéral des soins de santé, en accordant une attention particulière aux investissements dans la recherche scientifique consacrée aux soins de santé mentale et à sa mise en œuvre dans la pratique ;
  • Procéder à l’exécution de la loi réglementant les professions des soins de santé mentale, y compris à la reconnaissance des professions de support en matière de soins de santé mentale, notamment celle de conseiller psychologique ;
  • Prévoir le financement du stage professionnel des psychologues cliniciens et des orthopédagogues ;
  • En vue des soins à dispenser aux prestataires de soins, développer et financer, avec les hôpitaux et les représentants des prestataires de soins de santé, une intervention au profit de la communauté des prestataires de soins afin de renforcer et/ou de rétablir leur santé mentale ;
  • Créer, au sein de l’INAMI, une commission de conventions composée de psychologues cliniciens, d’orthopédagogues et des organismes assureurs, nommée « Psychomut ». Cette commission Psychomut sera compétente pour
    • élaborer un financement pour les soins dispensés par les psychologues cliniciens ;
    • fixer des honoraires conformes à ceux pratiqués sur le marché ;
    • définir des primes de pratique et autres remboursements pour les psychologues cliniciens qui contribuent à des soins psychologiques de qualité, sûrs et basés sur des faits scientifiques ;
    • conclure des accords tarifaires ;
    • élaborer un système à part entière de soins psychologiques partiellement remboursés qui soit suffisamment accessible et qui ne connaisse pas de conditions d’admission relatives à l’âge ou à la gravité du diagnostic du patient et qui mise sur une collaboration entre les psychologues cliniciens et les médecins généralistes, sans qu’il soit question d’obligation de renvoi ;
  • Créer, au sein de l’INAMI, une commission consultative chargée de rendre des avis sur toutes les matières ayant trait aux soins de santé mentale dans laquelle tous les acteurs, les experts du vécu et les aidants proches également, seront représentés.

En adoptant cette proposition, le Parlement fédéral demande au gouvernement fédéral de tenir compte des points ci-dessus dans son programme politique. Il s'agit d'une forme d'engagement politique, à laquelle les hommes politiques peuvent également être appelés à rendre des comptes.

Si vous souhaitez lire la proposition de résolution dans son intégralité, cliquez ici.


 
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