Nouvelles lignes directrices depuis le 02/11 (mis à jour le 20/11)

Mis à jour le 20/11

Face à la résurgence de l'épidémie de coronavirus, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures plus strictes le vendredi 30 octobre. Nous essayons ici de vous donner un aperçu des informations pertinentes pour les psychologues dans tous les secteurs. Les soins de santé mentale sont aujourd'hui plus essentiels que jamais et le soutien psychologique doit être maximisé. 

Traitements individuels par des professionnels de la santé

Le principe de base est que toutes les formes d’accompagnement et de traitement doivent être garanties dans la mesure du possible. Les contacts en face à face restent la norme, mais il va sans dire que les personnes appartenant à un groupe à haut risque doivent être vigilantes et doivent toujours respecter les gestes barrières. Par exemple, il faut respecter en permanence la distance minimale d'1m50 et se laver et se désinfecter suffisamment les mains. Il est également recommandé d’aérer suffisamment la pièce. Si possible, une alternance avec des rendez-vous en téléconsultation peut être utile. Le lancement de nouveaux accompagnements reste possible, en tenant compte de ce qui précède.

Si certaines méthodes ne permettent pas de respecter la distance d'un mètre et demi, il est conseillé de porter un tablier ou une veste de protection. Il faut toujours se laver les mains lorsqu'on touche un objet. Nettoyez et désinfectez toujours les surfaces et les matériaux après le traitement.

Traitements dispensés par des professionnels de la santé à plusieurs personnes

Ici également, le principe de base est que les soins doivent être garantis. Le respect de l'hygiène des mains et de la distance sociale reste une exigence. Idéalement, ces traitements devraient être organisés en plein air. En fonction de l’espace disponible, les groupes doivent si nécessaire être réduits, idéalement uniquement sous forme de contacts fixes. Le mélange de différentes bulles de contact n'est donc pas recommandé.

Le port du masque

Selon la procédure du 26/06/2020 pour les soins ambulatoires dans un cabinet privé, les psychologues dans un cabinet privé ne sont pas obligés de porter un masque si la distance d'un mètre et demi peut être maintenue en permanence, bien que cela soit recommandé.

Pour tous les psychologues travaillant dans les services ambulatoires agréés par la COCOF, le port du masque est obligatoire en consultation présentielle.

Visites à domicile

Des soins de santé préventifs peuvent être dispensés à domicile, mais il est recommandé de ne le faire que lorsque cela n'est pas possible pour certaines raisons. Là encore, les mesures d'hygiène et de distance doivent toujours être respectées.

Salles d'attente

L'utilisation des salles d'attente doit être limitée au strict minimum. Vous pouvez également, si vous ne l'avez pas encore fait, apposer des signes pour indiquer à vos patients/clients où ils peuvent ou ne peuvent pas être assis, afin de respecter la distance d'un mètre et demi. Par exemple, vous pouvez fixer des rubans qui empêchent une personne de s'asseoir et garantir ainsi que les personnes ne peuvent s'asseoir qu’aux places où les règles de distance sociale sont respectées. L'application d’un fléchage au sol est également par exemple envisageable.

Coaching et formation

Les formations pour les particuliers qui ne peuvent pas avoir lieu en ligne doivent être annulées. Les formations B2B peuvent se poursuivre si les entreprises le permettent et, à condition que les règles de base soient respectées, et dans la mesure où la formation B2B ne peut être organisée en ligne. Le coaching peut avoir lieu en face à face si les mesures de base sont respectées. Toutefois, il est fortement recommandé de le faire en ligne.

L'alternance des consultations physiques et des consultations vidéo ou téléphoniques peut contribuer à éviter que les patients ne se croisent dans la salle d'attente.

Attestation de déplacement

Comme les mesures actuelles ne prévoient aucune restriction des déplacements non essentiels, il n'est pas nécessaire de fournir à votre patient/client une attestation de déplacement. Toutefois, il est nécessaire de tenir compte du couvre-feu qui est toujours en vigueur. À Bruxelles et en Wallonie, vous ne pouvez sortir entre 22 heures et 6 heures du matin que si vous avez des raisons médicales urgentes ou si vous allez travailler. Pour éviter tout problème, il est préférable d'organiser des consultations d'urgence par téléphone ou en ligne pendant ces heures.
Si votre travail ne vous permet pas de télétravailler, votre employeur est tenu de vous fournir une attestation/preuve prouvant que vous ne pouvez pas télétravailler et que vous devez vous déplacer pour travailler (1).

Informations importantes sur la stratégie de testing

Actuellement, la règle est que les personnes qui ont été en contact étroit avec une personne dont le test COVID-19 est positif, mais qui ne présentent aucun symptôme, doivent être mises en quarantaine pendant dix jours sans être testées. Désormais, cette règle ne s'applique plus au secteur des soins et de l'aide sociale, au secteur de l'aide à la jeunesse et au personnel des écoles et des services pour les jeunes enfants. Pour les autres secteurs et professions auxquels cette règle ne s'applique plus : cliquez ici.

Lignes directrices à l'intention des professionnels de la santé après un contact à haut risque ou un test positif

Après un contact à haut risque avec un cas confirmé :

  • Si la personne reste asymptomatique, un test peut être effectué le cinquième jour ; s'il est négatif, le travail peut être repris après sept jours de quarantaine.
  • Dans des cas exceptionnels, un asymptomatique après un contact à haut risque peut continuer à travailler pour assurer la continuité des soins. Cette exception ne s'applique qu'au personnel asymptomatique sans ou avec un résultat de test négatif.

Après un test positif chez un professionnel de la santé asymptomatique :

  • Dans des cas très exceptionnels, mais uniquement si toutes les autres mesures ont déjà été prises pour faire face à une éventuelle pénurie de personnel, vous pouvez être invité à venir travailler. Un certain nombre de conditions doivent alors être remplies.
  • En outre, le déploiement de personnel asymptomatique COVID-positif pendant la période d'isolement n'est jamais autorisé dans les circonstances suivantes :
    • Le résultat du test montre une charge virale élevée/une faible valeur de ct (≤ 25)
    • Un membre du personnel a été testé positif à l'aide d'un test antigène rapide
    • Le membre du personnel se sent anxieux/inconfortable face à cette situation
    • Le membre du personnel est affecté à un service non COVID

N'oubliez pas de demander à votre employeur des directives précises à ce sujet.
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(1) Arrêté ministériel du 1er novembre 2020 modifiant l’arrêté ministériel du 28 octobre 2020 portant des mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19

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